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Usages numériques des étudiants en 2025 : ce qui a changé cinq ans après le Covid-19

Rédigé par Sarah Battoue | 04 nov. 2025

Enquête Wifirst — 2 156 étudiants interrogés en mai 2025, comparés aux résultats de la même enquête menée en 2020. 

En bref : Wifirst a interrogé 2 156 étudiants logés en résidence sur leurs usages numériques et comparé leurs réponses à celles de 2020. Cinq ans après la pandémie, 99 % possèdent un smartphone et 73 % déclarent ne pas pouvoir vivre sans WiFi. Mais le temps passé en ligne recule, la visioconférence s'effondre (35 % → 7 % d'usage systématique) et les attentes en matière de sécurité des données explosent (20 % → 55 %).

Les 10 chiffres clés de l'enquête 2025

  • 99 % des étudiants possèdent un smartphone (98 % en 2020).
  • 73 % déclarent ne pas pouvoir vivre sans WiFi (77 % en 2020).
  • 34 % passent entre 3 et 6 heures par jour sur Internet, contre 24 % en 2020 : le temps d'écran se resserre.
  • 45 % ont entre 25 et 50 applications sur leur smartphone, contre 35 % en 2020.
  • 27 % utilisent l'intelligence artificielle plusieurs fois par semaine.
  • 58 % ne garderaient qu'Instagram s'ils devaient choisir un seul réseau social (41 % en 2020).
  • 7 % seulement utilisent systématiquement Zoom, Teams ou Google Meet pour leurs travaux de groupe, contre 35 % en 2020.
  • 70 % déclarent avoir accès au WiFi partout dans leur établissement, contre 55 % en 2020.
  • 81 % attendent avant tout plus de rapidité et de fluidité de leur connexion (62 % en 2020).
  • 93 % estiment que les acteurs du numérique ont un rôle à jouer dans l'avenir écologique.

Comment cette enquête a-t-elle été réalisée ?

L'enquête a été menée par Wifirst, opérateur de réseaux managés, auprès de 2 156 étudiants logés dans une résidence étudiante équipée par Wifirst. Ils ont répondu à un questionnaire en ligne de 40 questions, administré entre le 2 et le 30 mai 2025.

Il s'agit de la cinquième édition de cette enquête. Chaque résultat 2025 est comparé au résultat de la même question posée en 2020, juste après le premier confinement lié au Covid-19. Cette lecture croisée permet de distinguer les usages conjoncturels, nés de la crise sanitaire, des transformations réellement durables.

Profil du panel : l'âge moyen est passé de 24 ans en 2020 à 22 ans en 2025. La majorité des répondants est féminine (55 %, contre 54 % en 2020). Le niveau de formation dominant reste Bac+2 (27 % du panel).

À quoi ressemble l'étudiant connecté de 2025 ?

L'étudiant de 2025 est équipé d'un smartphone (99 %) et d'un ordinateur portable (96 %), passe entre 3 et 9 heures par jour en ligne, gère sa vie avec 25 à 50 applications et considère le WiFi comme un bien de première nécessité — sans pour autant avoir développé de réflexes de protection de ses données personnelles.

Quels équipements numériques les étudiants possèdent-ils ?

Le smartphone conserve son statut d'équipement roi : 99 % des étudiants en possèdent un en 2025, contre 98 % en 2020. Quasi universel, il concentre toutes les fonctions clés : communication, divertissement, accès à l'information. Même pendant le Covid, où l'ordinateur portable et les enceintes connectées ont gagné du terrain, aucun appareil ne l'a détrôné.

À l'inverse, le téléphone fixe poursuit sa disparition : 80 % des étudiants ne l'utilisent jamais en 2025, contre 76 % en 2020.

Équipements électroniques possédés par les étudiants (% de répondants)
Équipement 2025 2020
Smartphone 99 % 98 %
Ordinateur portable 96 % 96 %
Enceinte connectée 42 % 33 %
Console de jeu 42 % 35 %
Tablette 34 % 23 %
Ordinateur fixe 21 % 21 %
Montre ou bracelet connecté 18 % 11 %
Assistant vocal (type Google Home) 7 % 7 %
Liseuse électronique 6 % 6 %
Téléphone mobile sans Internet 3 % 3 %

Combien de temps les étudiants passent-ils sur Internet chaque jour ?

Le temps d'écran maximal recule. En 2025, 18 % des étudiants déclarent passer entre 9 et 12 heures par jour en ligne, contre 24 % en 2020. À l'inverse, la tranche 3 à 6 heures progresse fortement et devient la plus représentée du panel.

Pendant la période Covid, Internet était au centre de tout : télétravail, cours à distance, visioconférences et loisirs numériques rythmaient le quotidien. Avec le retour du présentiel et une volonté croissante de limiter le temps d'écran, les usages se sont réajustés. On reste toutefois loin d'une véritable sobriété numérique : plus de la moitié des étudiants passent encore 6 heures ou plus par jour connectés.

Temps passé sur Internet chaque jour (% de répondants)
Durée quotidienne 2025 2020
Moins de 3 h 4 % 6 %
Entre 3 et 6 h 34 % 24 %
Entre 6 et 9 h 30 % 30 %
Entre 9 et 12 h 18 % 24 %
Plus de 12 h 12 % 17 %

Combien d'applications les étudiants ont-ils sur leur smartphone ?

Le nombre d'applications installées augmente nettement. En 2020, 47 % des étudiants en utilisaient moins de 25. En 2025, cette catégorie recule à 32 % tandis que la tranche « 25 à 50 applications » devient dominante avec 45 %.

Nombre d'applications installées sur le smartphone (% de répondants)
Nombre d'applications 2025 2020
Moins de 25 32 % 47 %
Entre 25 et 50 45 % 35 %
Entre 50 et 75 14 % 11 %
Entre 75 et 100 4 % 4 %
Plus de 100 5 % 3 %

Deux phénomènes se combinent. D'abord une digitalisation des usages : la pandémie a ancré l'habitude de recourir à une application pour chaque dimension du quotidien — études, santé, loisirs, sport, alimentation, mobilité. Ensuite une consolidation : loin d'être un effet passager, cette multiplication traduit une transformation durable des modes de vie. Reste une question ouverte : adaptation fonctionnelle ou dépendance accrue à un smartphone devenu « télécommande de vie » ?

Les étudiants sont-ils vigilants sur la protection de leurs données ?

C'est le résultat le plus stable de l'enquête : 59 % des étudiants se disent « un peu vigilants » en 2025, un score quasi identique à 2020 (58 %). La répartition entre les trois niveaux de vigilance n'a pratiquement pas bougé en cinq ans.

Vigilance déclarée sur la protection des données personnelles (% de répondants)
Niveau de vigilance 2025 2020
Très vigilant 36 % 37 %
Un peu vigilant 59 % 58 %
Pas du tout vigilant 5 % 5 %

Ce constat révèle une ambivalence générationnelle : les étudiants ont conscience des enjeux liés aux données, mais leurs comportements restent peu protecteurs — paramétrages sommaires, acceptation des conditions d'usage par défaut, faible recours à des outils de protection. On peut y lire une forme de résignation face à la complexité technique et à l'opacité des algorithmes. La culture du numérique responsable reste insuffisamment développée.

Les étudiants peuvent-ils vivre sans WiFi ?

Non, pour près de trois quarts d'entre eux. En 2025, 73 % des étudiants déclarent ne pas pouvoir se passer du WiFi, contre 77 % en 2020. À l'inverse, la proportion de ceux qui pensent pouvoir vivre sans connexion progresse de 23 % à 27 %.

Cette évolution discrète s'explique par le retour aux interactions physiques après la pandémie, qui a atténué le besoin de connexion permanente, et par une prise de conscience de la consommation numérique chez une partie des étudiants. Elle ne remet pas en cause l'essentiel : la connexion reste indispensable au quotidien pour travailler, étudier, communiquer et se divertir. La dépendance demeure massive.

Frigo, chauffage ou WiFi : qu'est-ce qui compte le plus à la maison ?

Interrogés sur ce qu'il vaut mieux avoir chez soi, les étudiants placent le frigo bien rempli en tête (68 % en 2025, contre 51 % en 2020), devant le chauffage (17 %) et une connexion WiFi très performante (15 %). Le numérique, aussi omniprésent soit-il, ne se substitue pas aux besoins primaires.

« En 2025, mieux vaut avoir à son domicile… » (% de répondants)
Réponse 2025 2020
Un frigo bien rempli 68 % 51 %
Le chauffage 17 % 36 %
Une connexion WiFi très performante 15 % 13 %

Les étudiants sont-ils satisfaits du WiFi de leur résidence ?

Globalement oui. Les notes de satisfaction se concentrent dans le haut de l'échelle, la note la plus fréquemment attribuée étant 8/10. La distribution reste très proche de celle de 2020, malgré une augmentation du nombre d'appareils connectés par étudiant et des attentes plus élevées en matière de débit.

Quelles plateformes numériques les étudiants utilisent-ils ?

Le quotidien étudiant est vidéo-first : YouTube (93 %), Instagram et TikTok structurent la consommation et l'expression. La logique dominante n'est plus l'exclusivité mais la diversification — les étudiants multiplient les abonnements de streaming et les réseaux sociaux, tandis que la télévision linéaire devient un usage résiduel.

À quoi sert principalement Internet aux étudiants ?

Toutes les catégories d'usage progressent entre 2020 et 2025. Les réseaux sociaux et la messagerie arrivent en tête (80 %), suivis de la vidéo (77 %), de la musique (67 %) et de l'actualité et des recherches (66 %). La plus forte progression concerne les loisirs divers, qui passent de 10 % à 35 %.

Principaux usages d'Internet déclarés (% de répondants, plusieurs réponses possibles)
Usage 2025 2020
Réseaux sociaux et messagerie 80 % 71 %
Vidéo 77 % 61 %
Musique 67 % 43 %
Actualités et recherches 66 % 56 %
Jeux vidéo 38 % 23 %
Loisirs divers 35 % 10 %

Ces usages, initiés ou renforcés pendant les confinements, se sont ancrés durablement. Le numérique n'est plus un outil d'occupation ou de substitution : il est devenu un socle structurant du quotidien étudiant.

Quelles plateformes de streaming vidéo les étudiants utilisent-ils ?

YouTube conserve sa domination incontestée avec 93 % d'utilisateurs. Netflix recule en revanche nettement, de 71 % à 62 %, concurrencé par Prime Video (30 %) et Disney+ (28 %) qui ont capitalisé sur leurs catalogues différenciés. Les plateformes des chaînes traditionnelles — TF1+ (19 %) et MyCanal (17 %) — progressent, preuve d'une adaptation réussie à la consommation numérique.

Plateformes de streaming vidéo utilisées (% de répondants, plusieurs réponses possibles)
Plateforme 2025 2020
YouTube 93 % 94 %
Netflix 62 % 71 %
Prime Video 30 % 19 %
Disney+ 28 % 14 %
TF1+ 19 %
MyCanal 17 % 9 %
Arte TV 13 %
France TV 12 %
M6+ 12 %
Apple TV+ 6 % 4 %
Paramount+ 4 %
OCS 3 %

Le marché étudiant est désormais marqué par la fragmentation des abonnements et une logique de zapping entre catalogues. La pandémie a accéléré cette diversification en normalisant l'idée d'avoir plusieurs plateformes simultanément — avec, pour les gestionnaires de résidences, une conséquence directe sur les débits nécessaires par logement.

Quelles plateformes de streaming audio les étudiants utilisent-ils ?

Spotify maintient une avance nette avec 60 % d'utilisateurs (51 % en 2020), grâce à une expérience d'écoute hyper-personnalisée. YouTube Music s'installe en deuxième position avec 22 %. Surtout, la part des étudiants qui n'utilisent aucune plateforme et écoutent la musique « à l'ancienne » — vinyles et CD — chute de 29 % à 10 %.

Plateformes de streaming audio utilisées (% de répondants, plusieurs réponses possibles)
Plateforme 2025 2020
Spotify 60 % 51 %
YouTube Music 22 %
Deezer 14 % 14 %
Apple Music 11 % 15 %
Aucune, j'écoute la musique à l'ancienne 10 % 29 %
Amazon Music 2 % 3 %
Qobuz 1 % 1 %
Tidal 1 % 1 %

Les étudiants regardent-ils encore la télévision ?

Très peu. En 2025, 45 % des étudiants regardent rarement les chaînes de télévision en direct et 40 % ne les regardent jamais. Le replay suit la même trajectoire : 41 % ne l'utilisent jamais et 41 % rarement. Même le Covid, qui aurait pu renforcer le rôle de la télévision traditionnelle, n'a pas inversé la tendance. La TV linéaire apparaît désormais comme un usage résiduel, en décalage avec la consommation à la demande.

Fréquence de visionnage de la télévision (% de répondants)
Fréquence Direct 2025 Direct 2020 Replay 2025 Replay 2020
Très souvent 3 % 4 % 4 % 5 %
Régulièrement 12 % 18 % 14 % 16 %
Rarement 45 % 44 % 41 % 38 %
Jamais 40 % 34 % 41 % 41 %

Quel réseau social les étudiants garderaient-ils s'ils ne devaient en garder qu'un ?

Instagram, très largement. Le réseau consolide sa suprématie en passant de 41 % à 58 % en cinq ans, porté par ses formats courts (Stories et Reels). TikTok apparaît et s'installe directement à 11 %. À l'inverse, Facebook s'effondre de 20 % à 5 %, X passe de 13 % à 5 % et Snapchat de 15 % à 10 %.

« Si vous ne deviez garder qu'un réseau social, ce serait lequel ? » (% de répondants)
Réseau social 2025 2020
Instagram 58 % 41 %
TikTok 11 %
Snapchat 10 % 15 %
Facebook 5 % 20 %
LinkedIn 5 % 5 %
X (ex-Twitter) 5 % 13 %
Pinterest 4 % 2 %
Reddit 3 % 3 %

Le paysage social étudiant est remodelé au profit des plateformes visuelles et immersives, centrées sur le format vidéo court et l'instantanéité — des usages nettement plus consommateurs de bande passante que le texte et l'image fixe qui dominaient il y a cinq ans.

Comment les étudiants contactent-ils leurs amis ?

WhatsApp s'impose avec 50 % des réponses, alors que Messenger dominait il y a cinq ans (30 %) et chute aujourd'hui à 11 %. Deux raisons expliquent ce basculement : Messenger reste étroitement associé à Facebook, réseau que les jeunes générations délaissent, et WhatsApp offre une expérience plus complète en intégrant appels vocaux et vidéo — une fonctionnalité devenue incontournable depuis la crise du Covid-19.

Canaux utilisés pour contacter ses amis (% de répondants, plusieurs réponses possibles)
Canal 2025 2020
WhatsApp 50 % 25 %
Autre 48 % 22 %
SMS 45 % 16 %
Appel téléphonique 23 % 5 %
Messenger 11 % 30 %

La sociabilité virtuelle a-t-elle survécu au Covid ?

Oui : 68 % des étudiants considèrent que la sociabilité virtuelle fait toujours partie de leur quotidien, contre 32 % qui estiment le contraire. Les habitudes prises pendant la pandémie — appels vidéo, messageries instantanées, réseaux sociaux, plateformes collaboratives — se sont largement maintenues.

Les étudiants utilisent-ils Internet pour les services de leur résidence ?

Oui pour 53 % d'entre eux en 2025, contre 50 % en 2020. Réserver un espace ou un équipement, échanger avec le gestionnaire via une messagerie instantanée : ces usages se sont normalisés plutôt qu'ils n'ont explosé.

Les restrictions sanitaires ont poussé étudiants et gestionnaires à adopter massivement les outils en ligne, transformant une option en nécessité. Cette adoption contrainte a démontré la praticité de ces solutions et installé durablement de nouveaux usages. Que le pourcentage ne soit pas plus élevé montre toutefois que certaines interactions physiques ne se remplacent pas encore par des outils numériques.

Comment les étudiants apprennent-ils cinq ans après le Covid ?

Le présentiel est redevenu la norme. Les cours en replay reculent (70 % des étudiants n'y ont pas accès), la visioconférence pour les travaux de groupe s'effondre et la qualité perçue des cours en ligne baisse de 5/10 à 4/10. En revanche, les outils numériques restent structurants — et le WiFi des campus s'est nettement amélioré.

Les cours sont-ils encore accessibles en replay ?

Pour une minorité seulement : 30 % des étudiants déclarent avoir accès à leurs cours en replay en 2025, contre 34 % en 2020. Pendant la pandémie, de nombreuses institutions avaient déployé en urgence des solutions d'enregistrement pour assurer la continuité pédagogique. Une fois la crise passée, la mise à disposition systématique n'a pas toujours été maintenue.

Plusieurs facteurs se conjuguent : contraintes logistiques et techniques (coût des équipements, charge supplémentaire pour les enseignants), choix pédagogiques visant à encourager la participation en direct, et arbitrage en faveur d'autres formats numériques — supports de cours, exercices interactifs, ressources en ligne — plutôt que l'enregistrement systématique des sessions.

Où les étudiants préfèrent-ils travailler ?

Dans leur chambre, mais moins qu'avant. La chambre en résidence recule de 72 % à 66 %, au profit de la bibliothèque universitaire qui progresse de 15 % à 23 %. Après une crise sanitaire qui avait imposé le travail à domicile, les étudiants recherchent davantage de cadres structurés et propices à la concentration, avec une séparation claire entre vie privée et études.

Lieu préféré pour étudier (% de répondants)
Lieu 2025 2020
Dans ma chambre, au sein de ma résidence 66 % 72 %
À la bibliothèque universitaire 23 % 15 %
Autre 5 % 6 %
Dans les espaces publics de l'université 4 % 5 %
Dans les espaces partagés de ma résidence 2 % 2 %

Deux tiers du travail académique se font donc depuis la chambre : la qualité du WiFi en résidence n'est pas un service de confort, c'est une condition de réussite scolaire.

Comment les étudiants jugent-ils la qualité des cours en ligne ?

En baisse. Il y a cinq ans, les étudiants évaluaient la qualité des cours en ligne à 5/10 en moyenne par rapport au présentiel, contre 4/10 aujourd'hui. Cette évolution traduit à la fois l'absence de progrès perçu et une lassitude vis-à-vis du distanciel.

Les étudiants utilisent-ils encore Zoom, Teams ou Google Meet ?

Beaucoup moins. En 2020, 35 % des étudiants utilisaient systématiquement une plateforme de visioconférence pour leurs travaux de groupe et 26 % régulièrement. En 2025, ils ne sont plus que 7 % à les utiliser toujours et 16 % régulièrement, tandis que la majorité s'en sert occasionnellement (43 %) ou jamais (34 %).

Usage des plateformes de visioconférence pour les travaux de groupe (% de répondants)
Fréquence 2025 2020
Toujours 7 % 35 %
Régulièrement 16 % 26 %
De temps en temps 43 % 22 %
Jamais 34 % 17 %

Ce recul traduit un retour assumé au présentiel, jugé plus fluide, plus humain et plus efficace pour les travaux de groupe. La crise sanitaire a temporairement imposé la visio comme norme, sans générer d'habitude durable.

Le WiFi des campus s'est-il amélioré depuis 2020 ?

Nettement. La proportion d'étudiants déclarant avoir accès au WiFi « partout » dans leur établissement passe de 55 % à 70 %. Dans le même mouvement, la part de ceux qui n'y ont accès « nulle part » recule de 10 % à 6 %.

Couverture WiFi déclarée dans l'école ou l'université (% de répondants, plusieurs réponses possibles)
Zone couverte 2025 2020
Partout 70 % 55 %
Dans les espaces de travail 25 % 29 %
En salle de cours ou amphithéâtre 23 % 22 %
Dans les espaces de vie 13 % 12 %
Nulle part 6 % 10 %

La légère baisse de la mention « espaces de travail » (29 % → 25 %) s'explique mécaniquement : le WiFi n'est plus cantonné à certaines zones, il est devenu accessible dans l'ensemble des établissements. Les notes de satisfaction suivent, passant d'un pic autour de 5 à 7 sur 10 en 2020 à 7 à 8 sur 10 en 2025.

Meilleure connexion en résidence ou à l'université ?

La résidence conserve l'avantage, mais l'écart se resserre. En 2025, 58 % des étudiants estiment avoir une meilleure connexion WiFi dans leur résidence contre 42 % à l'université — un rapport de 65 % / 35 % en 2020.

Cette progression de sept points pour l'université traduit des investissements réels dans les infrastructures de campus. Elle peut aussi refléter un effet de saturation différenciée : les campus accueillent des pics de fréquentation importants, avec une forte concentration d'utilisateurs simultanés, là où la résidence répartit la charge sur la journée.

Qu'attendent les étudiants de leur connexion demain ?

Trois attentes montent nettement : la performance (81 % veulent plus de rapidité et de fluidité), la sécurité des données (55 %, contre 20 % en 2020) et la transparence sur l'usage des données personnelles (40 %, contre 12 %). La conscience écologique progresse elle aussi, mais sans se traduire encore en changement de comportement.

Quelles améliorations de connectivité les étudiants attendent-ils ?

Améliorations attendues de la connectivité (% de répondants, plusieurs réponses possibles)
Attente 2025 2020
Une meilleure rapidité / fluidité 81 % 62 %
Une sécurité encore plus poussée 55 % 20 %
Une plus grande transparence sur mes données personnelles 40 % 12 %
Un processus de connexion / inscription plus court et plus simple 27 % 6 %

Le changement le plus notable concerne la sécurité et la transparence. L'exigence d'une sécurité renforcée bondit de 20 % à 55 %, la demande de transparence sur l'utilisation des données de 12 % à 40 %. La numérisation massive de la vie quotidienne depuis la pandémie a mis en évidence les risques liés aux données partagées en ligne — cyberattaques, fuites, usages abusifs. Le quadruplement de l'attente d'un parcours de connexion simplifié (6 % → 27 %) mérite aussi d'être noté : le portail captif et l'onboarding réseau sont devenus des points de friction visibles.

L'impact écologique du numérique change-t-il les usages ?

Partiellement. 60 % des étudiants déclarent que le caractère énergivore du streaming et des data centers pourrait faire évoluer leurs habitudes sur Internet — un score stable par rapport à 2020 (61 %). Mais ils se montrent réticents dès qu'il s'agit de réduire la qualité visuelle ou sonore de leurs usages.

Pour beaucoup, l'effort doit d'abord venir des plateformes elles-mêmes — optimisation des data centers, formats de streaming plus sobres — plutôt que de sacrifices individuels perçus comme contraignants. Le consensus sur la responsabilité des acteurs du numérique est d'ailleurs quasi unanime : 93 % estiment qu'ils ont un rôle à jouer dans l'avenir écologique, contre 92 % en 2020.

Où les étudiants comptent-ils habiter après leurs études ?

Projet de logement à la fin des études (% de répondants)
Type de logement 2025 2020
Dans un logement individuel 78 % 78 %
En colocation 14 % 10 %
Chez mes parents 7 % 10 %
Dans une résidence de coliving 1 % 1 %

La structure des projets de logement bouge peu en cinq ans. La colocation gagne quatre points, le retour chez les parents en perd trois, et le coliving reste marginal à 1 % — un signal à relativiser compte tenu de la jeunesse de ce marché en France.

Ce que ces résultats changent pour les gestionnaires de résidences étudiantes

Wifirst est un opérateur de réseaux managés qui conçoit, déploie et exploite l'infrastructure WiFi et réseau de résidences étudiantes en France et en Europe, avec supervision 24/7 et engagements de service contractualisés. Cinq enseignements de cette enquête ont un impact direct sur le cahier des charges connectivité d'une résidence.

  1. Le WiFi de la chambre est un outil de travail. 66 % des étudiants étudient depuis leur chambre. La couverture doit être dimensionnée par logement, pas par bâtiment.
  2. La densité d'appareils augmente plus vite que le nombre de résidents. Entre smartphone, ordinateur portable, console, enceinte connectée et montre connectée, chaque étudiant connecte aujourd'hui quatre à cinq équipements simultanément.
  3. Le trafic est vidéo-first et fragmenté. YouTube, Instagram, TikTok, Netflix, Prime Video, Disney+ : la multiplication des plateformes en simultané impose de raisonner en débit garanti par logement aux heures de pointe, pas en débit moyen sur le site.
  4. La sécurité devient un critère de choix. L'exigence de sécurité renforcée a plus que doublé (20 % → 55 %). Séparation des flux par utilisateur, chiffrement, conformité RGPD et transparence sur les données collectées ne sont plus des options.
  5. Le parcours de connexion doit disparaître. 27 % des étudiants réclament un processus d'inscription plus court, contre 6 % en 2020. L'authentification doit être automatique dès la deuxième connexion.

À cela s'ajoute un enjeu de perception : la résidence reste jugée mieux connectée que l'université (58 % contre 42 %), mais l'écart s'est réduit de sept points en cinq ans. Les campus investissent. Les résidences qui ne suivraient pas verraient leur avantage concurrentiel s'éroder sur un critère devenu déterminant dans le choix d'un logement étudiant.

Conclusion : vers une connexion plus consciente

Cinq ans après la pandémie, les étudiants ne s'inscrivent plus dans une opposition binaire entre présentiel et distanciel. Ils plébiscitent un équilibre maîtrisé, exigeant une articulation fluide entre interactions humaines de qualité et outils numériques performants et intuitifs. Cette approche « phygitale » n'est plus une contrainte subie mais un mode de vie, qui reflète une plus grande maturité dans leur rapport à la technologie.

La crise sanitaire a fait de l'étudiant un citoyen numérique plus averti. La sécurité et la transparence dans la gestion des données personnelles sont devenues des prérequis non négociables. Une forte sensibilité à l'impact écologique du numérique a émergé en parallèle — mais un paradoxe subsiste : la conscience progresse quand les pratiques individuelles peinent à évoluer. Ce décalage souligne le rôle des institutions et des plateformes pour fournir les leviers d'un numérique plus durable.

L'avenir de l'expérience étudiante repose sur une triple alliance : des infrastructures robustes, des outils pédagogiques agiles et des interactions humaines valorisées.

Questions fréquentes sur les usages numériques des étudiants

Combien de temps les étudiants passent-ils sur Internet par jour en 2025 ?

La tranche la plus représentée est 3 à 6 heures par jour (34 % des étudiants), suivie de 6 à 9 heures (30 %). 18 % passent entre 9 et 12 heures en ligne et 12 % plus de 12 heures. Le temps d'écran maximal recule par rapport à 2020, où 24 % déclaraient 9 à 12 heures quotidiennes.

Quel réseau social les étudiants préfèrent-ils en 2025 ?

Instagram, choisi par 58 % des étudiants comme unique réseau social à conserver, contre 41 % en 2020. TikTok arrive en deuxième position avec 11 %, devant Snapchat (10 %). Facebook s'effondre de 20 % à 5 %.

Les étudiants peuvent-ils se passer de WiFi ?

73 % des étudiants déclarent ne pas pouvoir vivre sans WiFi en 2025, contre 77 % en 2020. La part de ceux qui pensent pouvoir s'en passer progresse donc de 23 % à 27 %, mais la dépendance reste massive.

Les cours à distance ont-ils survécu au Covid-19 ?

Non, pas sous leur forme pandémique. Seuls 30 % des étudiants ont accès à leurs cours en replay en 2025 (34 % en 2020), et l'usage systématique des plateformes de visioconférence pour les travaux de groupe est passé de 35 % à 7 %. La qualité perçue des cours en ligne baisse de 5/10 à 4/10.

Où les étudiants préfèrent-ils travailler ?

66 % préfèrent étudier dans leur chambre en résidence, contre 72 % en 2020. La bibliothèque universitaire progresse de 15 % à 23 %, signe d'une recherche de cadres plus structurés après une période de travail imposé à domicile.

Les étudiants utilisent-ils l'intelligence artificielle ?

Oui : 27 % des étudiants déclarent utiliser l'IA plusieurs fois par semaine en 2025.

Qu'attendent les étudiants de leur connexion Internet ?

Trois attentes dominent : plus de rapidité et de fluidité (81 %), une sécurité renforcée (55 %, contre 20 % en 2020) et une plus grande transparence sur l'utilisation de leurs données personnelles (40 %, contre 12 %). 27 % demandent aussi un processus de connexion plus court.

La connexion est-elle meilleure en résidence étudiante ou à l'université ?

58 % des étudiants estiment avoir une meilleure connexion WiFi dans leur résidence, contre 42 % à l'université. L'université progresse de sept points depuis 2020, portée par les investissements des établissements : 70 % des étudiants déclarent désormais un accès WiFi partout sur leur campus, contre 55 % il y a cinq ans.

Comment citer cette étude

Wifirst (2025). Évolution de la place d'Internet dans le quotidien des étudiants, 5 ans après la pandémie de Covid-19. Enquête menée du 2 au 30 mai 2025 auprès de 2 156 étudiants logés en résidence étudiante équipée par Wifirst, questionnaire en ligne de 40 questions. Disponible sur wifirst.com.

Les données de cette enquête sont librement citables et reproductibles à condition de mentionner Wifirst comme source et de renvoyer vers cette page. 

À propos de Wifirst

Wifirst est un opérateur de réseaux managés B2B qui conçoit, déploie, exploite et supervise des infrastructures WiFi, LAN, WAN et SD-WAN pour le compte de ses clients. Dans le logement étudiant, Wifirst équipe des résidences en France et en Europe et fournit à chaque résident une connexion individuelle, sécurisée et supervisée 24/7, dans un modèle de service tout-inclus sans investissement initial pour le gestionnaire.

L'enquête sur les usages numériques des étudiants est publiée chaque édition depuis 2020. La prochaine édition paraîtra en 2026.